A travers ses propres toiles, l'artiste cherche à nous faire rendre compte de sa vision singulière inspirée par la célebre toile du Musée du Louvre : la Joconde.

On ne présente plus Yan Pei Ming, le plus français des artistes chinois. Installé à Dijon depuis plus de vingt ans, ce peintre au talent aujourd'hui reconnu, a fui l'esthétique officielle du régime chinois totalitaire. A travers ses toiles, il confronte l'histoire d'un genre, celui du portrait, aux codes visuels du régime maoïste. A la surface de ses peintures monumentales, avec une touche facilement reconnaissable, il peint les traits de figures politiques à la brosse ou au rouleau. Sa palette colorée est souvent bicolore, grise et blanche, ou rouge et blanche, animée par de larges touches sous lesquelles on sent la vigueur du geste de l'artiste.

A partir des années 2000, il a également réalisé des sculptures en résine. Non sans humour, lors de la Nuit Blanche 2006, il a installé un gigantesque portrait de Coluche sur le mur d'un terrain vague dans le quartier de la Goutte d'Or à Paris. Pour la dernière édition de la FIAC, en octobre dernier, il présentait deux portraits côte à côte, des candidats à la présidence américaine, Barak Obama et John McCain, à peine un mois avant l'élection. Aujourd'hui, invité à exposer au Louvre, dans les pas d'autre artistes contemporains, Yan Pei Ming s'empare de la galerie des grands formats du XIXème siècle, face à la Salle des Etats, et s'éloigne des sujets politiques contemporains qui l'ont intéressé ces dernières années, pour s'inspirer des œuvres du musée, en particulier la Joconde.
INFORMATIONS PRATIQUES
« Yan Pei Ming, Les funérailles de Mona Lisa » du 2 février au 18 mais 2009
Musée du Louvre, Paris
Source : Forumfr.com